Ecrins 2016

 

On m’a souvent demandé « Pourquoi les Écrins »?

C’est un peu de hasard, un reportage de france 2 d’il y a deux ans et le dernier album de Cat Power (Sun) qui m’ont conduit dans ce massif. C’est en écoutant « Cherokee » ( https://www.youtube.com/watch?v=4_Mww_XVU1s ) qu’est née dans ma tête l’idée de partir seule avec mon fidèle sac, pour voir ce que le monde donne vu d’un peu plus haut que la côte bretonne.

En entendant le cri de l’aigle dans ce morceau, je me suis dis que ça serait chouette d’en voir, ayant gardé un souvenir assez magique de celui aperçu aux jumelles en Norvège. Dans les Écrins il paraît qu’il y en a, alors banco.

Après c’est assez simple, il suffit d’une carte et d’une connexion internet (… d’être un peu réaliste aussi) pour définir un parcours, soit un point A, un point B et vogue la galère.

J’ai croisé pas mal de personnes qui hésitaient à partir seule en me disant que j’avais du courage.

Je ne crois pas, en tout cas pour ma part, qu’il s’agisse de courage mais plus de curiosité qui prend le pas sur le reste. La plupart du temps vous tomberez sur des gens sympas et marrants, j’en ai d’ailleurs croisé deux ou trois entre les montagnes 🙂 . Certes vous croiserez aussi cette espèce pas si rare que ça qu’on appel communément des abrutis, mais ceux là, contrairement aux autres, on les oublie assez vite. Enfin, vu qu’il paraît qu’on a toute la mort pour se reposer, autant se jeter à l’eau avant.

Je pars donc de Brest vers Paris puis Grenoble en Train & Covoiturage et rentrerai depuis Gap par le fameux train de nuit Briançon-Paris. L’idée étant de bivouaquer au départ vers le lac noir sur le plateau d’Emparis puis vers le lac du Goléon pour ensuite rejoindre Ailefroide et terminer mon périple vers le Mourre Froid ou le Pic du Morgon, au moyen de mes pieds et pour les distances les plus longues, de la rencontre de mon pouce au bord d’une route avec des gens bienveillants.

 

 

 

 

Publicités